Mercredi 2 décembre 2009
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Dure semaine, mes mauvais demons me rattrapent, nuit sans sommeil, angoisses et ses voix a la limite de l'audition. Que faire ? gerer comme on peut, ignorer les voix, doubler les doses de
neuroleptiques agrementé d'un petit bromozepian. Ce faire tout petit sur son lieu de travail pour eviter les questions et ne pas ceder à la panique. Trouver les causes, consulter et dans la mesure
du possible ameliorer son quotidien. Aucune solution miracle, je deteste les debuts de l'hiver.
Par archeron
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Mercredi 21 octobre 2009
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23:13
Je ne peux m'empêcher de trouver une analogie entre le traitement des faits divers ayant trait a la psychiatrie des mois précédents et le décompte des suicides chez une célèbre opérateur Télecom.
Pratiquement toutes les semaines, la presse se fait l'écho d'un nouveau suicide chez FT. Peu de journaliste ont été au fond des choses et expliquer les méthodes de management par le chiffre des
opérateurs Telecom. L'analogie s'arrête la.
Dans l'univers des telecom, on ne parle pas de gestion de temps, mais de gestion de priorité. En clair, vous n'avez pas le temps de faire votre travail dans une journée normale, vous devrez donc
gérer vos priorités. Les objectifs annuels sont parfois tellement aberrant qu'ils provoquent au pire de l'anxiété aux mieux de l'indifférence. On recours massivement aux prestataires pour les
taches de production et le suivi des taches de production. Cette gestion a l'avantage de maitriser la masse salariale, par contre ne demandons pas a des prestataires un esprit de cohésion et de
solidarité alors que la concurrence est féroce au sein de l'entreprise. Je ne parle pas de l'environnement open space, et de la charte normalisé pour chaque avantage en nature en fonction de la
hiérarchie dans l'entreprise.
Cette methode de management fonctionne chez les nouveaux opérateurs parce qu'ils recourent massivement aux prestataires de services. Chez FT, la société ne pouvant alleger sa masse salariale par
des plans sociaux (fonction publique). Elle a eu recours a la mobilité forcé. Un technicien maintenance telecom se retrouve du jour au lendemain commercial dans une boutique orange. Je comprends
tout a fait dans ses conditions le malaise des employés de FT. Cette article a t il sa place sur ce blog. Oui, je pense
Par archeron
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Dimanche 3 mai 2009
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15:36
Je ne sais pas si c'est la régle n'ayant connu qu'un etablissement psychiatrique, mais celui que j'avais frequenté avait sa cour des miracles. Un endroit ou l'on pouvait se procurer toutes les
matieres illicites a la vue et a la connaissance de tout le monde. Ce lieu s'appelait la cafetaria. Les drogues douces ou les substances palliatives aux drogues dures changeaient de main tous les
jours a cet endroit et alimentaient tout l'hopital. Les substances arrivaient par des éléments externes a l'établissement qui avaient pris leur quartier dans ce lieu commun. Je n'ai personnellement
pas abuser de ces drogues tout au plus 2 ou 3 fois sur la durée de mon séjour. Je preferais acheter une bouteille d'alcool fort et la dissimuler dans mon placard pour la periode des longs weekend.
Cet état de fait n'était pas sans poser des problèmes bagarres, reglements de compte, intrusion dans les pavillons. Pour y remedier, tous les pavillons sont maintenant hermetiquement clos avec des
portes et des barrières grillagés. La drogue circulait aussi a la prison, mais les tarifs étaient nettement plus élévés. Ne fréquentant plus l'hopital que de maniere sporadique, je ne connais pas
la situation a l'heure actuelle, suite aux modifications qui ont eu lieu.
Par archeron
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Mardi 21 avril 2009
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Je viens de visionner un documentaire sur ARTE (Titre "je suis un psychopate"). Un personnage qui se declare ouvertement psychopate et qui le revendique, et en a fait sa principale source de
revenues, par l'intermediaire de publication et de sites web. La personne en question va subir une serie de tests sous la forme de questionnaire pour determiner si il peut effectivement rentrer
dans la catagorie des psychopates. Il ne represente aucun danger pour la société, n'a eu aucun episode violent au cours de sa vie. les resultas divergent selon les tests et les conclusions des
specialistes aussi. Le dernier pourtant qui fait jurisprudence ( HARE CPL) lui donnera une note de 18. Il est donc officiellement reconnu comme un psychopate.
Ma premiere constatation est que je ne me reconnais pas dans ce documentaire. Meme si comme lui, je n'eprouve pas d'empathie, je ne me considere pas comme un predateur social ou comme un
manipulateur. Le test de 15 sec ou on fait marché 10 personnes differentes le long d'un couloir et ou un psychopate est censé detecter une proie, n'a pour moi aucune valeur, il est evident que la
proie n'a pas une demarche naturelle et que tout le monde peut le remarquer. La partie concernant l'utilisation du cerveau face des stimulis est interessante.
En bref, ce reportage ne m'a pas apporté grand chose.
Par archeron
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Dimanche 11 janvier 2009
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17:06
Periode difficile pour moi, cette année, j'espere eviter l'arret maladie d'un mois. Je repasse regulierement dans mon ancien lieu d'internement pour rencontrer ma psy. Un barriere grillagé de 2
metres a été remis autour du jardin devant le batiment. Rien a voir avec les évenements récents diffusés dans les journeaux, la barriere a été remise plus pour proteger les patients et le personnel
hospitalier contre les elements exterieurs que pour empecher les fugues. Les fugues et les drames commis par des hommes ou des femmes atteint de maladie mentale font les gros titres de toute la
presse ecrite (j'ai pas la tele mais je pense que c'est pareil), un peu comme les chiens dangereux ont fait les gros titres il y'a à peine un an. On ne parle jamais des malades mentaux qui se sont
sucides a leur sortie de l'hopital, de ceux qui finissent dans la rue, parce que on manque cruellement de place dans l'unité et qu'il faut faire un choix en fonction de l'evolution de leur maladie.
Les seules patients sur lesquelles, on ne tergiverse pas ce sont les HO car il faut que le patient rencontre des experts avant de pouvoir le laisser partir. Malheureusement, ce sont aussi ceux qui
ont prouvé à la société leur dangerosité pour eux mêmes ou pour autri. Je pense que nous ferons encore longtemps les gros titres.
Par archeron
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